¡Super fino!



Super fino? Super fino? Mais pourquoi donc, vous demandez-vous? La question est plutôt: qu'est-ce donc? Et bien, cela concerne la chapellerie. Sans doute connaissez-vous les Panamas; et sans doute imaginez-vous qu'ils sont fabriqués dans ce petit pays d'Amérique Centrale. Je le croyais également (je m'y suis cassé le nez quand j'y suis passé) et je vous arrête tout de suite! On pourrait presque les appeler les faux-amis du chapeau... En effet, cet élégant couvre-chef est originaire d'Equateur et pour d'obscures raisons (pays de transit pour leur importation puis chapeau officiel des ouvriers du Canal), l'histoire leur a légué le nom d'un pays étranger! Une des principales régions de sa fabrication est la région de Cuenca, où je réside actuellement. Les affectionnant particulièrement, je ne résiste pas à l'envie d'aller visiter une des fabriques les plus renommées du pays, celle de Homero Ortega P. Cueillette et préparation de la toquilla, tressage (selon une forme standard, première photo), teinte éventuelle, presse (pour lui donner sa forme définitive), finitions et, touche finale, ajustement du bandeau. Sa fabrication n'a ainsi plus de secret pour moi! Pas plus que ses caractéristiques: normal, fino, super fino, supremo, en fonction de la finesse de son tressage (et non du caractère de son propriétaire...). La fabrique possède, comme il se doit, un point de vente. Je m'y laisse tenter par un magnifique (du moins je trouve) super fino. Ne finit il pas élégamment ma silhouette et ne se marie-t-il pas à merveille avec ma capillarité? (je vous dispense de répondre!). Après tout ceci, la matinée est déjà bien avancée. Je me consacre maintenant à la visite de Cuenca, où plutôt de son centre historique. Celui-ci est agréable à visiter. Il comporte beaucoup de belles demeures coloniales et un nombre impressionnant d'églises. Je visite également un musée intéressant, le Museo Etnografico Pumapungo. Une curiosité dans ce musée, des Tsantzas, ou réductions de tête de la culture Shuar. Très impressionnant! Pour la fin d'après midi, je quitte le centre et prends un peu de hauteur pour rejoindre le mirador de Turi et ainsi avoir une vue d'ensemble de la ville. À demain, si vous le voulez bien!
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