6008, ou presque... Grrrr!!!!

Publié le par nicolaketal.over-blog.org




Comme prévu, aujourd'hui, c'est ascension de volcan. Et pas de n'importe quel genre de volcan, un de plus de 6000! Pour commencer, il en faut un pas trop dur, histoire de tester ma réaction au mal des montagnes et mon aptitude à la grimpette. Nous jetons donc notre dévolu sur le Volcán Uturuncu, culminant à 6008 mètres au dessus de la mer et réputé accessible. Départ prévu plus que matinal: 4h! Comme éprouvé hier, le Bolivien n'est pas très ponctuel... Nous partons finalement à 4h40, après avoir bidonné, dégivré le pare brise (il gèle à pierre fendre!) et fait les derniers réglages moteur. René commence par s'égarer avant de s'enliser (j'en vois quelques uns qui sourient... Mais cette fois-ci, je n'y suis pour rien!). Trois quarts d'heures sont nécessaires pour nous sortir de ce bourbier... Le chemin est aujourd'hui des plus chaotiques et il nous faut une heure trente pour arriver au point de départ de notre ascension, à 5200m; juste à temps pour le levé du soleil. Le spectacle est magnifique mais autant vous dire qu'avec l'altitude, la température ne s'est pas arrangée, d'autant que nous commençons à l'ombre. Le début est facile, un sentier ayant été tracé jadis pour exploiter les gisements de soufre (abandonnés maintenant). Les seules difficultés sont le froid, le manque d'oxygène (imposant un rythme tranquille...) et les nombreuses fumeroles dégageant une exécrable odeur d'oeufs pourris. Je suis content, je ne ressens aucun effet du mal des montagnes, ce qui n'est pas le cas de mes compères danois. Ils nous abandonnent au bout de trois heures, à la fin du sentier. Le guide les raccompagne, me voilà seul en compagnie de l'Allemand. La partie délicate commence alors, il reste quatre cents mètres de dénivelé, assez raides et recouverts de glace plus ou moins dure. La progression est lente et ardue, mais jouable sur la plus grande partie. Je finis toutefois par me retrouver tout seul, mon collègue étant équipé plus pour une partie de pétanque que pour la montagne. Tant bien que mal, j'arrive à une cinquantaine de mètres du sommet mais me retrouve coincé sur une énorme plaque de glace ne m'offrant plus aucun appui. Sans crampon ni piolet, je suis contraint de faire demi-tour... Si près du but, j'enrage!!! Ça m'aurait pourtant fait bien plaisir d'atteindre le sommet pour le septième mois de voyage. C'est ainsi, la montagne a parlé. Autant la montée n'était pas simple, mais alors là, pour la descente, j'ai franchement galéré (déjà que je n'aime pas les descentes...). J'en viens même à me dire que ce n'était peut être pas une si bonne idée que ça de continuer aussi longtemps à grimper dans ces conditions... Enfin bon, je parviens tout de même à redescendre. Je rejoins les autres et nous regagnons le gîte en début d'après midi. Je me sens un peu seul pour le déjeuner, les autres essayant de récupérer dans la chambre. Après toutes ces émotions, sentant le soufre à plein nez et ayant la barbe (entre autre) pleine de poussière, la douche chaude fait du bien! Je pars ensuite en promenade, dans les environs du village pour profiter du coucher de soleil. À demain, si vous le voulez bien!
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Publié dans Bolivia

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A
<br /> Quel homme !! Infatiguable je vous dis !!<br /> <br /> <br />
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