Le boulet!



Je ne vous ai pas encore parlé du phénomène du groupe (je commence à croire qu'il en faut toujours un...). Il s'agit de l'ancien, Klaus, Allemand de son état. Il est assez difficile de lui donner un âge, sans doute entre cinquante et soixante ans. Pour vous le décrire rapidement, il est antisémite, vulgaire, sale (pas un repas sans sa myriade de pets, de rots, de raclements de gorge: un régal...), égoïste à l'extrême et ainsi, pas très intéressé par son prochain (il s'interroge sur mon nom le soir du quatrième jour...). Voilà en quelques lignes le personnage. Vous l'aurez compris, il me dégoute au plus haut point et il m'est difficile de le supporter. C'est dans ce contexte que Monsieur décide que, aujourd'hui, c'est sa journée repos! Ainsi, quand nous sommes tous prêt à lever le camp à 7h30, il ne se décide à partir qu'à 8h15. Même si durant le voyage, mon obsession de la ponctualité (oui, je suis lucide sur mon cas...) c'est légèrement émoussée, ça commence mal! Surtout qu'il fait bien froid... Ensuite, la marche n'est pas des plus physiques: cela monte doucement jusqu'au col de Portachuelo de Huayhuash, à 4780 mètres puis cela descend tout aussi tranquillement jusqu'au campement suivant. En deux heures trente maximum, le parcourt doit pouvoir se boucler. Mais encore une fois, Monsieur fait des siennes, il flane, se pose sans cesse, passe son temps à manger... et nous mettons prêts du double! En le voyant arriver à la fin tout sourire et sifflotant, je dois bien reconnaitre que nous avons frôlé l'incident diplomatique! Heureusement que les paysages sont toujours aussi enchanteurs et qu'une source d'eau chaude nous attend au campement de Ranramajada. D'un coup, ça détend, en plus de me debarasser de la crasse accumulée ces cinq derniers jours! Pour finir de me détendre, je pars, après le rapide déjeuner, marcher autour du Cerro Pucaccacca (5042m) qui domine le campement. Le petit sentier est magnifique ( Il croise de nombreuses lagunes et passe par un col à 4750m) et absolument désert, quel bonheur! Trois heures trente de marche (à mon rythme, enfin!) et me voilà de retour au campement. La journée se termine tranquillement et ... sereinement!!! À demain, si vous le voulez bien.
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