Las mulas...
Comme prévu, réveil plus que matinal: 4h30. La nuit sous la tente a été correcte, les crêpes bananes/dulce de leche préparées par Carlos sont délicieuses: je suis d'attaque pour le défi du jour. Il concerne la grimpette très raide (1200m de dénivelé, quasi vertical) qui nous attend pour sortir du canyon. Le sus-cité Carlos me jette le gant: selon lui, je suis trop lent et ne peux tenir le rythme des mules qui portent nos affaires. À que cela ne tienne, je le relève! Peut-être devrais-je réfléchir un peu avant de me lancer la prochaine fois... Toujours est-il que je m'élance quelques secondes avant les mules (histoire de ne pas marcher dans leur nuage de poussière ni leur crottin!) sur le sentier raide, chaotique et parsemé de gros blocs de roche bien gênant pour le souffle et les genoux! Les mules ne me rattrapent pas, je ne les sèment pas non plus. Pendant que je peine à tenir le rythme, ces maudits animaux sont déconcertant de nonchalance! Ils ne me laissent même pas le temps de boire, je dois le faire en marchant! Mais l'honneur est sauf, j'arrive au sommet en tête, en un peu moins d'une heure trente! Du coup, j'hérite du surnom de mula et je dois attendre une heure trente les deux français (Gregory semble avoir du mal à supporter le Pisco...), bravo! Après ce bon exercice, la suite est plus simple, nous rejoignons le village de Cabanaconde où nous attends Sergio, notre chauffeur. Nous remontons tranquillement tout le canyon et la rivière en mini-bus jusqu'à Chivay, où nous déjeunons (je teste une spécialité locale, le cochon d'Inde, appelé ici cuy (les hispanophone apprécieront...), ce n'est pas mauvais, c'est entre le poulet et le lapin). Et nous retournons pour finir à Arequipa. N'ayant pas eu assez de transport aujourd'hui, je me prépare à rejoindre le terminal de bus pour prendre un bus de nuit jusqu'à Cuzco... À demain, si vous le voulez bien!
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