The Death Road... Ou la route la plus périlleuse du monde!



Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la Banque Inter-américaine de Développement (même si je ne sais pas trop ce que c'est, ça en impose!). Cette route a obtenu ce titre lorsqu'elle était le seul itinéraire pour ralier La Paz à Coroico. Camions, bus et autres engins motorisés allant d'une ville à l'autre devait se croiser sur un chemin de gravier à flanc de montagne n'offrant, la plupart du temps, que la largeur suffisante pour un véhicule; avec des précipices pouvant atteindre six cents mètres! Les conditions de circulation ont entrainées de nombreux accidents mortels, des carcasses sont encore visibles en contrebas... Elle a maintenant été doublée par un itinéraire beaucoup plus sûr et n'est plus empruntée que par quelques voitures et beaucoup de vélos. Elle n'en reste pas moins dangereuse et chaque année des drames sont à déplorer (surtout des inconscients). Voilà pour le contexte. Je vais donc aujourd'hui parcourir les soixante cinq kilomètres de cette route en vélo. Pour se faire, il faut faire appel à un organisme spécialisé, ce que je fais. Nous sommes dix à partir, dont trois Irlandais (mes premiers du voyage) qui font honneur à leur légende: et vas y que j'enchaine les bières d'un litre sans faiblir, que je les ouvre avec les dents (aïe aïe aïe!),... Ils font plaisir ceux là! Outre le côté mythique de cette route, l'intérêt est son dénivelé: départ à 4700m, arrivée à 1200 soit, vous l'aurez déjà calculé, 3500m. Il nous offre ainsi une multitude de paysages, de climats et de végétations. Nous commençons ainsi par l'Altiplano, ensoleillé, froid, sec et aride puis nous entrons dans les nuages, la végétation se densifie, l'humidité est omniprésente (j'ai la bonne idée d'enlever tous mes vêtements chaud et imperméables juste avant le passage sous des cascades...) et nous terminons par le fond de la vallée avec la sortie des nuages, le retour du soleil et une végétation semi-tropicale avec les bananiers, les cocotiers et... les moustiques! La descente était très belle. Voilà pour le côté bucolique. Passons maintenant au côté sportif. Force m'est de constater que je ne suis pas le plus intrépide et que je ne suis pas le plus rapide en descente... mais attention, quand arrive le plat et qu'il faut pédaler, c'est une toute autre histoire, je refais mon retard! Nous achevons la descente au village de Yolosa. Le chemin inverse se fait en bus (pas fou non plus!) et nous sommes de retours à La Paz à 20h, douze heures après le départ, je suis vanné... A demain, si vous le voulez bien!
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