Parque nacional Tairona



Après une nuit marquée par une lutte sans merci avec ma moustiquaire, je me retrouve au matin criblé de piqûres de moustiques sur tout le corps. J'ai ainsi de véritables constellations sur le dos, les épaules, les mains... Même le visage! Très esthétique en plus d'être douloureux... Une fois le cruel constat dressé, je me dirige en mini-bus vers l'Est et la frontière vénézuélienne (d'où un étrange fumet me parvient...) pour aller visiter le Parque Tairona. Ce parc est coincé entre la Mer des Caraïbes et les montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta. Ce qui a comme bon avantage d'offrir une grande variété de paysages. Le sentier de randonnée commence ainsi dans une forêt assez claire et plate ( il y a pas mal de monde sur ce tronçon et beaucoup de caravanes de chevaux et de mules faisant le ravitaillement des différents campements du parc) avant de déboucher sur le littoral. S'ensuit alors un enchainement de petites criques (Arrecifes, Piscina, Cabo...) séparées par des pointes constituées de gros blocs de granite. De nombreux îlots ponctuent également le paysage, le tout étant balayé par les vagues. Après quelques kilomètres le long de cette belle côte, le sentier retourne dans les terres et pénètre dans une jungle épaisse et humide à flanc de montagne. Il est alors caractérisée par une forte pente. Il faut grimper par moment sur des blocs de granite semblables à ceux de la côte, c'est pour le moins périlleux et assez physique! L'avantage, non négligeable, c'est que je suis seul sur ce tronçon. En chemin, je croise les ruines d'un village pré-colombien. Le spectacle est étonnant dans cette jungle. Je finis par marcher entre de petites exploitations agricoles puis rejoins la route principale à Calabazo, où le mini-bus me récupère. En résumé, ce parc vaut le détour et il m'a été bien agréable d'y marcher. Je suis de retour à l'auberge une fois la nuit bien installée. Un bon diner, quelques discussions sympas avec d'autres voyageurs puis au lit. A demain, si vous le voulez bien!
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