19 jours, 8 heures, 30 minutes!

Publié le par nicolaketal.over-blog.org

Ca, c'est fait!

Notre traversée du Pacifique a pris fin ce soir. Nous avons jeté l'ancre à 20h30 dans les Baie des Vierges, peu après la tombée de la nuit. Nous ne sommes pas mécontent de notre temps, nous craignions de devoir mettre six ou sept jours de plus avant de partir...

L'après midi s'est bien déroulée, le vent était de la partie et nous a permis de bien avancer. Le profil massif, escarpé et menaçant de Fatu Hiva nous est apparu à contre jour vers 15 h. L'île est peu étendue mais très haute. Nous l'abordons par sa face Ouest et la contournons par le Nord; le mouillage, abrité de la houle et des Alizés, étant à l'Est.

L'éclairage du soir (le ciel passe par toutes les couleurs du bleu au rose en passant par le orange) sur ses imposantes falaises noires et ses sommets culminant à plus de mille mètres est magnifique. La première île de ses Marquises tant attendues est là, sous nos yeux! L'émotion est grande...

Une fois passé la pointe Nord de l'île, nous sommes à l'abris de la houle et du vent. Après ces presque trois semaines de ballotage quasi ininterrompu, cette sensation de calme, de stabilité, est très étonnante et appréciable...

Le mouillage, se trouve au fond d'une sorte de vallée encadrée de hautes falaises. Eclairé par une Lune blafarde, légèrement voilée par les nuages, l'endroit en impose. Vivement demain pour le voir au grand jour!

Nous mouillons par 20 mètres de fond, avec prêt de 70 mètres de chaine: ça devrait tenir! Et aussitôt mouillé, aussitôt baigné! Quel bonheur de se prélasser dans l'eau après cette longue traversée! Nous sommes tous enchanté d'être arrivés. Nous sommes prêts à découvrir cet archipel!

A demain si vous le voulez bien...

 

Pour saluer notre arrivée, je me permet de joindre à mon article les paroles d'une belle chanson sur les Marquises, d'un artiste que j'affectionne et qui y a vécu: 

Les Marquises, de Jacques Brel.

Ils parlent de la mort comme tu parles d’un fruit Ils regardent la mer comme tu regardes un puits Les femmes sont lascives au soleil redouté Et s’il n’y a pas d’hiver, cela n’est pas l’été La pluie est traversière, elle bat de grain en grain Quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent Gauguin Et par manque de brise, le temps s’immobilise Aux Marquises

Du soir, montent des feux et des points de silence Qui vont s’élargissant, et la lune s’avance Et la mer se déchire, infiniment brisée Par des rochers qui prirent des prénoms affolés Et puis, plus loin, des chiens, des chants de repentance Et quelques pas de deux et quelques pas de danse Et la nuit est soumise et l’alizé se brise Aux Marquises

Le rire est dans le cœur, le mot dans le regard Le cœur est voyageur, l’avenir est au hasard Et passent des cocotiers qui écrivent des chants d’amour Que les sœurs d’alentour ignorent d’ignorer Les pirogues s’en vont, les pirogues s’en viennent Et mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font Veux-tu que je te dise : gémir n’est pas de mise Aux Marquises

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Publié dans Trans-Pacifique

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E
<br /> bravo CoCo, voyageur tres complet , reporter , et quel reporter..., et maintenant poète ,tu nous surprendras toujours , grosses bises<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Super !!! Trop, trop contente de vous savoir arrivés. Les enfants ont trouvé parfois le temps long sur le bateau mais nous aussi, un peu, quand même...<br /> Allez vous avoir le mal de terre après tous ces ballotages ???<br /> Bonne nuit et de très tendres baisers à tous.<br /> <br /> <br />
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